Une journée à Porto

C’est la première fois depuis que j’écris sur ce blog que je ne pars pas seule en vadrouille (une amie m’accompagne) et que ma destination n’est pas non plus un lieu d’errance puisque nous retrouvons une autre amie qui vit à Pontevedra en Espagne.

La ville se trouvant à à peu près une heure et demi de Porto, nous décidons d’y rester une journée afin d’y découvrir ses petits trésors puisque c’est ici même que nous atterrissons. Mon vol a près de 5 heures 30 de retard mais j’arrive à bon port (et c’est l’essentiel) vers 00h30.

Nous n’avons pas beaucoup de temps pour tout voir mais peu importe. La journée s’annonce intense. Nous avons un peu préparé notre programme pour optimiser notre visite et nous suivons la carte pour nous orienter vers les lieux d’intérêt historique et/ou culturel que nous avions préalablement sélectionnés. D’habitude, j’aime me perdre dans les rues et y découvrir des façades authentiques, des ruelles typiques qui n’apparaissent pas sur les cartes postales. Cette fois-ci, cela est compliqué puisque le temps est limité.

La journée débute sous un soleil de plomb, un temps estival qui perdurera jusqu’au crépuscule. Nous prenons le tramway et nous nous dirigeons vers le centre. Le premier endroit vers lequel nous nous rendons est le marché de Bolhão, un marché quelque peu délabré qui date de 1850 et qui garde les stigmates d’un temps non si lointain tout en conservant un aspect suranné plein de charme désuet. Le marché joue son rôle d’échanges sociaux où les locaux, peu nombreux je dois dire, se rencontrent au petit matin pour acheter poissons et légumes. Avec l’afflux des touristes, il est aussi devenu un lieu où s’exposent des d’étalages de souvenirs divers.

Nous poursuivons notre route vers la gare São Bento où nous pouvons admirer les azulejos sur les murs du hall d’entrée qui représentent des scènes folkloriques du nord du Portugal ainsi que des scènes historiques. La gare a été mise en service en 1896 et le bâtiment voyageurs a été construit en 1916. L’édifice remplace l’ancien couvent de « São Bento de l’Ave Maria ».

Puis, nous marchons jusqu’à la Tour des Clercs. Sur le chemin, nous rencontrons un vieux tramway datant de 1872 qui me fait fortement penser au « Cable cars » de San Francisco, ville vallonnée tout comme Porto. Arrivées au sommet de cette petite butte centrale, nous rentrons à l’intérieur de l’église afin d’y découvrir son architecture et de monter au sommet du clocher. Ce dernier, de style baroque italien, construit entre 1754 et 1763, mesure 76 mètres et fut, à cette époque, le plus haut édifice du Portugal. Aujourd’hui, il demeure le plus haut clocher du pays et offre le plus beau panorama sur la ville et le Douro. Il a longtemps servi de phare pour les bateaux et est classé monument national depuis 1910. L’ascension est un peu sportive mais toutefois très raisonnable et cet effort est récompensé par la vue magnifique qui se déroule sous nos yeux. Un endroit incontournable à Porto.

La matinée bien entamée, nous marchons jusqu’à la Librairie « Lello » que je me faisais une joie de visiter. Malheureusement, les touristes, dont je fais partie, ont eu la même idée et s’agglutinent en file d’attente disciplinée devant son entrée. Nous décidons de ne pas perdre de temps et de passer notre chemin sur cet établissement pour lequel je reviendrai bien certainement à Porto. Notre visite se poursuit vers les églises « Senhora Do Carmo » et « Dos Carmelitas » ornées d’azulejos.

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Après une petite pause déjeuner, nous prenons la direction Ouest de la ville pour déambuler dans le jardin « Palacio de cristal ». Le jardin est bien entretenu et un rassemblement d’écoles maternelles a lieu un peu partout. En pensant pouvoir sortir à l’autre extrémité du lieu, nous errons dans les méandres du jardin sans pouvoir entrevoir une quelconque sortie. Nous perdons du temps, amusées et agacées par cet état de fait. Puis, dépassant l’entrée unique, nous retournons vers le centre-ville afin de nous orienter vers un vieux tramway qui nous mènera vers l’océan. Il faut une vingtaine de minutes pour arriver au terminus. Le voyage dans ce petit wagon en bois est plein de charme et ne vous coûtera que 5 euros (aller / retour). Nous longeons la côte pour admirer la vue et les quelques pêcheurs présents puis, nous revenons sur nos pas pour longer le Douro et admirer le pont Dom-Luis construit entre 1881 et 1886 par Théophile Seyrig, un disciple de Gustave Eiffel. Celui-ci est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous prenons un funiculaire pour remonter vers la partie supérieure du pont puis nous prenons le tramway pour le traverser. De l’autre côté, nous redescendons à pied. Nous apercevons une fabrique de Porto, Burmester, dans laquelle nous nous incrustons pour la dernière visite du jour en français. Celle-ci est rapide. On nous apprend à reconnaître l’âge des Porto, à les marier selon les mets dégustés puis la visite se termine par une sympathique dégustation. Le Porto ressemble beaucoup à notre pineau, peut-être en moins sucré…

Le soleil se couchant désormais, le ventre bien vide depuis le déjeuner, nous décidons en touristes bien disciplinées de dîner sur les berges du Douro près du pont…mauvaise idée….Nous pensions pouvoir manger agréablement en profitant de la jolie vue… Les restaurants sont chers à cet endroit et les plats peu attrayants… Rien ne semble typique. Nous optons pour un restaurant au nom à la consonance française en pensant choisir la qualité…ERREUR….Nous prenons un porto en apéritif et nous demandons un saucisson pour accompagner nos verres. On nous apporte une saucisse…comment vous dire…à la texture intérieure plus que douteuse et au goût indétectable. Bref, je n’ai pu tout finir et j’ai encore le souvenir de cette horreur dans ma bouche !!!! La suite ne fut pas meilleure. Sans commentaire…mais peut-être que nos palais de français, habitués à notre gastronomie, ont bien dû mal s’habituer à d’autres cuisines…Très déçues de ce repas, nous partons vers l’hôtel car nous sommes fatiguées et nous devons partir tôt pour Pontevedra, en train, le lendemain matin… Je ne peux m’empêcher d’acheter une tablette de chocolat pour éliminer le souvenir gustatif de ce que nous venons d’ingurgiter…

…Mais la journée fut agréable et la découverte de Porto n’a fait que susciter en moi davantage de curiosité qu’il me faudra assouvir par une autre visite ! A très bientôt !

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